Mairie de Paris

Objectifs

 

 

 

BASES COMMUNES POUR LES TYPES MAJEURS DE PHOTOGRAPHIES, D’APPAREILS ET DE TIRAGES

 

– Le C1 transmet des bases solides.

Les bases techniques en prise de vue numérique, argentique, studio, smartphone-prophoto, vidéo et cinéma sont les mêmes. Conformément à leur importance, le C1 apporte une compréhension méthodique et pratique de ces réglages fondamentaux afin de savoir personnaliser les images : autofocus, manuel-focus, diaphragme, vitesse, ISO, température de couleur, focale, profondeur de champ, floue, mesure de la lumière en mode spot ou évaluatif. Ces moyens techniques sont étudiés à travers le prisme du reportage et de la photo de rue. Le C1 constitue ainsi une entité d’apprentissage technique et esthétique complète de la photo. Il est aussi un marchepied pour les cycles 2, 3, 4 ou R0, R1 et R2.

 

– Le C1, afin d’étudier les réglages fondamentaux, se focalise particulièrement sur les appareils reflex et hybrides

Appareils très complets et sophistiqués, aux multiples modes auto et manuels, personnalisables à souhait, relativement légers et rapides, les reflex ainsi que leur déclinaison récente, les hybrides, se destinent particulièrement à la photo sur le vif : au reportage d’actualité, au reportage au long cours, à la photo de voyage et au portrait en situation. Ainsi la formation est fortement orientée vers les genres de la photographie mobile avec leurs difficultés inhérentes : les scènes de forte pénombre, les situations à contrastes ombre-lumière excessives, le bougé. La qualité des images issues de ces appareils — qui reposent sur les réglages fondamentaux étudiés en C1 – les a fait entrer au sérail de la photo en studio et leur a permis d’accéder aux exigences de la vidéo professionnelle. Ces performances qui sont mises à profit et étudiées spécifiquement dans les cycles 3 et 4.

 

– Le C1 inclut les bases historiques, argentiques de la technique photographique.

  • Les bases étant identiques, de nombreux artistes-photographes contemporains font des allers-retours entre le numérique et l’argentique. Leurs raisons sont également celles du C1 :
  • Produire des rendus visuels impossibles d’obtenir avec Photoshop ;
  • Avoir une relation incarnée et tactile avec l’image ;
  • Mettre à distance et ressentir davantage les spécificités sociétales de l’image numérique ;
  • Ralentir la production et intensifier l’image ;
  • Situer l’esthétique des pionniers, de Gustave Le Gray à Cartier-Bresson, et s’en inspirer.

 

– Le C1 s’attaque au tirage.

Le tirage numérique comme argentique est un stade primordial de l’expressivité photographique, dont tirent parti des artistes comme Henri Cartier-Bresson, Bill Brandt, Ralph Gibson, Saul Leiter, Tendance Floue, Antoine d’Agata… C’est notamment lors du tirage que l’argentique accède à des rendus spéciaux, impossibles d’obtenir par Photoshop tels que mentionné ci-dessus. En numérique, c’est également du tirage, et de ses modulations, que dépend la restitution de l’ambiance des lieux photographiés : dominantes de couleurs appropriées, coloration vive ou pastel, dureté des lignes et contours, mats, texturés ou brillants. Il s’y ajoute qu’en numérique le tirage demande d’anticiper la traduction de l’écran vers le papier, traduction épineuse liée à la différence même entre image translucide (l’écran) et image réfléchie (le papier), dépendants des « profils couleurs », avec l’éventuel recours à une sonde, ainsi qu’aux choix entre tirages offset, jet d’encre, Frontier ou laser. Vous saurez réaliser les tirages vous-même ou dialoguer avec les spécialistes des services de tirage.

 

– Le C1 propose une initiation à la composition.

Au-delà de l’observation passive de quelques règles peu nombreuses (celle des tiers et des points d’or), composer activement une organisation géométrique sous-jacente et structurer l’image par un principe visuel personnel donne une identité aux photos et à l’auteur. D’un côté, la composition fonctionnelle, qui lui permet de se singulariser en prenant des photos complexes sans que le spectateur s’y perde. Elle utilise des modalités comme échelonner des plans en profondeur, jouer sur l’ambiguïté vide/pleine, recourir aux répétitions et aux rimes visuelles, profiter de la césure du cadre et du hors champ. De l’autre, la composition comme but en soi, lui fait aborder l’image à la façon de la musique, avec des répétitions et variantes de blocs iconographiques, de micro détails et de couleurs. Les deux conceptions sont explorées par des exercices de cadrage sur le terrain, et l’analyse d’un choix d’images allant d’Atget à Lee Friedlander, William Klein, Robert Frank, William Eggleston, Eikō Hosoe, mais aussi Hergé, ou encore Vermeer, le Titien, Bassano, Picasso, Rauschenberg.

 

MATERIEL : Pour les cours consacrés à la prise de vue et à la composition, des appareils argentiques et numériques sont mis à votre disposition. Toutefois, nous vous recommandons d’apporter votre appareil photo personnel pour mieux apprendre à vous en servir.

Pour l’initiation au tirage vous disposez d’une unité de travail complète par personne. Afin de profiter pleinement de cette partie, il est recommandé que vous disposiez de dix à trente images sur pellicule négative, argentique, n/b ou couleur, prises par vous-même ou une tierce personne, puisées par exemple dans les archives familiales.